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 Comme un réglisse dans du Marshamallow. [libre]

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DeathRock

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MessageSujet: Comme un réglisse dans du Marshamallow. [libre]   Lun 20 Déc - 11:06

Cela faisait maintenant quelques jours que je m'étais enfui de mon île natale. Je dérivais donc sur ma petite barque, avec une grande envie de lait, et de viande. C'était un certain luxe la viande pour moi. On en mangeait de temps en temps sur l'île Nonos, quand une de nos rares vaches mourraient. M'enfin, j'avais vraiment adoré le goût d'un bon steack fondant ! On a beau être un squelette et aimer la viande... Ce qui est louche d'ailleurs, c'est qu'une fois machées, celle-ci disparaissaient. D'après un scientifique de notre île, ce que nous mangeons passe directement dans nos os. Je pense que c'est assez logique finalement, puisque j'ai jamais vu de viande tomber de ma machoire jusqu'à mes pieds. M'enfin bref, je devrais plutôt m'appitoyer sur mon sort actuellement, à cause de cette dérive au milieu de Grand line... Un ocean dangereux comme celui là me réservait plein de surprise, moi qui partait sans connaissance, en plus dans une embarcation de fortune. Bon, au pire, je pouvais marcher dans le fond de l'eau, mais j'aurais fini en morceau dans l'estomac d'une bestiole... quoi que j'ai rien à manger, donc ça ne doit pas être intéressant. Ca fait combien de temps que je suis ici, je ne sais pas... J'arrive même pas à me repérer grâce aux étoiles, mais le temps ne me paraît pas long. J'ai ma guitare, je joue et je chante... je parle seul aussi desfois.

Que... que vois-je au loin ? De la terre ? Mais... Le temps à l'air de se stabiliser là ou je suis. J'ai eu une sacré chance de survivre en ce lieu. Je dois être né sur une bonne étoile. La voie du metal doit me protéger. Enfin, je ne sais pas vraiment où je suis, ni où je vais d'ailleurs, en tout cas j'y vais... Cependant, c'est quoi ce putain de ciel de merde avec des couleurs toutes droit sorties de la gay pride ? J'ai... je suis où bordel ? Et puis ma barque se dirige toute seule vers cette île. Bon, c'est trop tard pour repartir en arrière et... je m'approche d'une plage. Et bien sûr, avec ma chance inimaginable, elle est pleine de monde. Ils regardent mon embarcation de fortune comme s'il y avait quelque chose qui clochait. Hum... En tout cas, je remarque qu'ici, c'est pas des squelettes. Donc ce qu'on disait dans nos histoires était bien vrai. Les gens de l'extérieur sont fait de chair et de sang, comme nos vaches et le monstre de la saint Glin-glin. Donc... pour eux je suis un squelette qui fait peur, ou bien simplement un mort. M'enfin, je sais pas ou je suis tombé, mais ils ont tous des gueules de péteux sortis d'un mauvais films de comandie romantico-erotique. Tous des coupes de cheveux de... et... merde... c'est bien du rose que je vois ? Bon... je vais faire le mort dans ma barque et faire comme si y'avait personne...

Héhéhé, c'est un sacré bon plan. En espérant qu'aucuns d'entre eux m'aient vu bougé avant que je me couche dans ma barque, pour faire le cadavre décomposé depuis un bail. Je les vois qui s'approche de la barque... Putain, une gamine avec un maillot de bain rose merdique qui s'approche... Fermons les yeux, je leur réserve une surprise à tous ses pecnos du carnaval de Rio. J'entends la gamine s'approchant à la nage de la barque, alors que sa maman lui dit de faire attention... Ah, le petit bruit que je viens d'entendre, elle essaie de monter ? En tout cas, elle a pas l'air de vraiment réussir... Elle fait juste bouger la barque. Elle veut me faire tomber ou quoi ? P'tain... Je vais chavirer à force, quoi qu'elle arrive pas à monter.


« Maman ! Y'a un truc dans le bateau ! C'est peut être un trésor avec plein de bonbons ! »

Putain... Mékelékone ! Non, mais comment on peut s'imaginer des conneries pareils alors qu'on voit rien. Ca aurait été de l'or, je dis pas, j'aurais trouvé ça plus intelligent, plus cupide... Mais des bonbons quoi ! Je suis pas un gros chamallow tout rose moi. Je suis tombé sur une île de malade. C'pas possible, ça doit être un test, on m'envoie ici pour que je résiste et continue sur la voie du métal. Ou bien suis-je en mission pour tous les convertir ! Ouais, je vais en faire des metalleux ! Ils vont faire des headbangs à chacun de mes sons ! Les filles vont tremper leurs culottes quand je vais jouer un son d'enfer ! Leurs jupes roses vont s'envoler avec le vent généré par mes solo ! Ils vont apprécier, je vais organiser un pogo et... ouais, ça se passera pas comme ça, ils sont tous formaté comme des kikoo qui doivent trouver que seul les couleurs flashy c'est la classe.... Et si je devenais comme eux à cause de ma venue ici... Non, je me fracasserais le crane avant ça. Ah ! La gamine appelle encore sa mère. D'après ce que j'entend, je suis presque arrivé sur le sable de la plage bondée.

Enfin, je touche enfin le sol après tout ce temps. Ou du moins, mon embarcation vient de toucher terre, moi je suis encore en train de faire le mort. Je trouve ça jouissant d'être dans ma situation, ils me prennent tous pour un cadavre qui dérive sur la mer depuis plusieurs années, alors que ça doit faire une quatre ou cinq jours. Je peux sentir les regards ébahis et surpris de tous ces gueux. Je tente d'ouvrir un oeil rapidement afin de me rendre contre de la situation plus clairement. Avec un peu de chance ils vont rien remarquer. Donc... C'quoi cet endroit, tous les gens ont l'air de sortir d'une série Z... Non, mais c'est vraiment cliché là, je suis tombé où. J'ai eu un faible aperçu depuis mon arrivé, mais il n'est pas des plus plaisant, surtout pour un mec comme moi qui n'a pas l'habitude des couleurs... J'entends enfin leurs voix. Elles sont immondes, toutes douces, enjouées. Genre, c'est génial, on a découvert un cadavre. Ils pourraient prendre un air paniqué, ou je sais pas moi... Toutefois, y en a quelques uns qui ont des voix qui seraient parfaites pour faire de la pop, voir du rock, un duo, une voix douce, et moi avec ma voix guturalle. Je doute qu'ils acceptent, mais bref, concentrons nous sur leurs paroles.


« Oh ! Regardez ! Le pauvre homme, il a du dériver sur des milliers de milles. Mort de faim sûrement ! »

« Il a peut être quitté sa terre natale à cause d'un problème d'amour ! »

« Un décès, il est tout de noir vétu, et le pauvre homme est parti en mer pour découvrir de nouvelles choses. »

Ptain... Ils sont un peu chiant, j'aurais préféré ne pas les écouter finalement. Et puis, ils commencent à chantonner à moitié ce qu'ils racontent. J'ai rien contre la musique, mais les comédies musicales improvisées qui parlent d'amourettes qui se finissent par la mort d'une des personnes du couple, c'est pas super plaisant. On est pas dans Roméo et Juliette... Houlà, Houston, on a un problème. Je viens de risquer un nouveau coup d'oeil et... ils se mettent tous en ligne en dansant comme des dératés. Oh ! Oh ! OH ! Qu'est-ce qu'ils me font là ? Ils ont abusés sur la bibine ceux là où quoi ? Non, mais vraiment, c'est quoi ce bordel, je suis tombé dans quel bordel. Ils se mettent à chanter, comme on pouvait s'en douter. Bon, a capela, ça va, ils ont pas des voix trop moches. Mais, en fait si, c'est méga moche, et puis faut entendre la merde qu'ils racontent, et z'avaient de la chance je vous épargne cela. Bon, je vais ouvrir mes yeux, et advienne qui pourra. Ils ont même pas remarqué tellement ils sont prit dans leurs chants.. Euh... Ah non, y'a la gamine de tout à l'heure qui me fixe droit dans les yeux. Elle est un peu grassoulette, avec un ruban moche rose dans les cheveux, et elle a l'air assez surprise de me voir ouvrir les yeux. Je vais tenter un truc, que je vais sûrement regretter d'ailleurs.

« Coucou ! »

« AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHH »

Et merde ! Non, j'aurais vraiment pas dût, elle hurle comme une petite truie qu'on égorge, et je vous promet, c'est pas du tout plaisant à entendre. Je suis obligé de foutre mes mains sur mes oreilles. Bon, tant pis, je me lève... Elle beugle encore, par contre les gens ne chantent plus, c'est plaisant, ça fait un truc sur deux de bien. Les gens qui arrêtent ce massacre vocal, mais la gamine qui continu... M'enfin, vue la couche de gras on voit pas, mais elle doit avoir des sacrés poumons pour hurler en continue comme ça. Tant pis, moi aussi je me lance. C'est donc de ma voix guturalle que je réplique le plus calmement possible :

« MAIS TU VAS FERMER TA GUEULE DE TRUIE LE PETIT PORCELET ROSE ! »

Motherfuck ! Elle se met à chouiner maintenant. Je hais les gosses. J'ai envie de lui balancer un coup de ma guitare massue dans sa tronche pour l'envoyer valser loin de là mais... ils sont nombreux les gens à côté, et c'est pas politiquement correct... Surtout si y'a des autorités locales armées dans le coin. Et... Bah v'la autre chose, la gamine vient de s'évanouir. Je suis tombé sur une île de chochote... ils voient un squelette tout de noir vétu, qui bouge, et ils s'évanouissent. Quoi que, vive la solidarité, les autres spectateurs qui chantaient tantot sont en train de s'enfuir, et y'en a aucun qui se préoccupe du bout de gras effondré sur la place. Bon bah, j'ai plus qu'à me promener vers le village moi. On verra bien sur quoi je vais tomber. Ainsi, je prend ma gratte, et le reste de mes affaires qui se résume à rien, puisque ma barque était vide quand je suis parti, à la conquête d'un verre de lait, ou d'un steack bien saignant. J'en bave déjà... même si je n'ai pas de salive.

Je marche donc, foutant du sable sur mes pompes... J'espère que ça va pas rayé les belles plaquettes de fer qu'il y a dessus. M'enfin trop tard maintenant... Je lèves mes yeux afin de voir où je marche, et qu'aperçois-je ? Une petite route qui m'amènera sûrement vers un village au loin. Cool ! Là bas je vais pouvoir me sustenter ! Je vais me faire péter la panse... Même si je n'ai pas de ventre ! Bon, ces blagues idiotes je devraient peut être ne pas les faire, ça me rappelle quelque chose, mais je ne vois pas vraiment de quoi il s'agit. Il ne me reste plus qu'à marcher vers le village, en jouent et chantonnant un petit air... au milieu de la flore et de la faune magnifique. Cependant, les petits animaux me regardent d'un air inquiétant, mais c'pas grave, aller... Let's go baby ! D'une voix guturalle je commence :


♪♪ ♫On avance, on avance, on avance.
C'est une évidence :
On a pas assez d'essence
Pour faire la route dans l'autre sens.
On avance.
On avance, on avance, on avance.
Tu vois pas tout ce qu'on dépense. On avance.
Faut pas qu'on réfléchisse ni qu'on pense.
Il faut qu'on avance.♫ ♪♪


Soudainement, je m'arrête de chanter de jouer ! Je suis devant une maison... C'est un bon endroit, je vais demander aux gens s'ils n'ont pas de quoi grailler. Toutefois la décoration du lieu est à vomir. C'est rose partout. Les murs sont roses et tout... J'ai un peu les choquottes là. Je vais trouver quoi à manger ? Des bonbons ? Pas de viandes. Non, mais sans déconner, ils vont me faire boire du lait fraise quoi ! Moi je veux du lait normal, un qui sort des pies d'une vache ! Pas un truc mélanger avec des fruits dégueulasses ! Je suis pas d'accord. Mais bon, je suis pas contre l'aventure, on va voir ce que le maître de la maison a à m'offrir.
Je pousse donc la porte, et me faufiles à l'intérieur en baissant bien ma tête, pour éviter de me cogner. C'est chiant de jamais trouver de maison à ma taille, mais comme aurait dit ma nourrice « Tu n'avais pas qu'à être si grand. ».

Et me voilà à l'intérieur... C'est très... comment dire, kitch. Ouais bref, c'est moche, c'est de la merde, du rose, du vert, du blanc, du bleu turquoise. Je me demande vraiment où j'ai débarqué, c'est quoi cette île de... Oh ! Un frigo ! Là dedans, je vais sûrement trouver mon bonheur ! Je m'avance ouvre la porte de ce lieu de rangement froid et ... Du lait ! Ca fait plaisir. Et hop ! Une brique de lait vidée. Je me retourne donc et me retrouve au milieu de la pièce, pas loin de la porte d'entrée... sauf que je me pose une petite question. Ils sont où les proprios ? Arf... La porte vient de se fermer, ils ont dut s'enfuir. J'éclate soudain de rire, me délectant de cette scène. J'avoue que c'est plaisant de faire peur à ce peuple tout droit sortit d'un mauvais feuilleton télévisé. M'enfin bref, je vais sortir de cett maison et tacher de trouver un moyen de me casser d'ici rapidement. Après quelques pas donc, je me retrouve à l'extérieur, dans la voie principal d'un village qui semble avoir été abandonné quelques temps avant ma visite. Ils sont peut être allé prier le dieu de la couleur ou une connerie du genre... ou bien c'est moi. Une nouvelle fois j'éclate de rire. Cependant... Y'a un type habillé en bleu et blanc qui s'approche, avec une sorte d'ancre ou de mouette brodé sur son haut. Un uniforme ? Mais, que vois-je ? Il est accompagné par plusieurs gusses vétu du même accoutrement. Merde, ça serait pas des marines ? Fuck ! Visiblement je suis repéré. Ranafout ! Ca va chier des bulles carrées s'ils m'emmerdent moi ! Ils vont voir leurs tronches ! Je vais me présenter à eux, quand même.


« Je suis DeathRock ! The king of Metal ! »

Aucune réaction. Ce n'est pas un bon publique. Toutefois, je vais quand même tenter de les faire réagir en jouant un petit morceau. Je prend ma gratte, je fais deux trois accords histoire de m'échauffer, c'est un publique que j'ai en face de moi, donc je dois assurer !
Aller ! Let's go !


Dernière édition par DeathRock le Lun 27 Déc - 0:10, édité 2 fois
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William Tavington

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MessageSujet: Re: Comme un réglisse dans du Marshamallow. [libre]   Ven 24 Déc - 0:44


Le manque d'effectifs notable du Cipher Pol, devenant pesant pour leur leader, obligea ce dernier à commencer ses recherches seul. Le but étant de déterminer quel serait la meilleure voie à emprunter lorsque l'équipage spécialement composé pour récupérer le One Piece serait fin prêt. Aujourd’hui sur la voie n°2 c’était Drama Island qui était prévue au programme. Cette île, réputée pour ses couleurs vives et son peuple relativement pacifique, semblait une bonne cible pour débuter les recherches car elle présentait un endroit presque sans danger pour un vaisseau du CP9, le peu de risques existants se résumant à l’imprévu puisqu‘un énorme QG de la Marine était présent. Bien sûr il était primordial que la reconnaissance se fasse dans la plus grande discrétion - dans l’esprit du Cipher Pol en somme - ainsi, William était arrivé jusqu’ici dans un navire de la Marine avec un équipage de soldats sous couverture, se faisant passer pour un simple bateau de marchandises exotiques. Les forces en présence ne devant en aucun cas être mises au courant de l’opération. Tavington avait décidé d’aller se promener en ville seul afin d’observer le quotidien des habitants de ce petit bout de sable perdu au milieu de la voie n°2 de Grand Line. L’animation était foisonnante, les petits marchands avec leurs stands pullulaient et de nombreuses personnes venaient faire le marché, marquant une ligne humaine continue le long des étals. Un boucher laissait pendre ses énormes jambons en hauteur pour attirer les gourmands tandis que le fromager d’à côté organisait une dégustation pour achever de conquérir sa clientèle.

Mais une si petite île avec toute sa culture et sa personnalité de pouvait lutter face à certains besoin primordiaux humains. C’est ainsi qu’un peu plus loin dans le centre ville, on pouvait trouver quelques restaurants et un grand nombre de bars saupoudrés de quelques bordels très discrets afin de respecter l‘image romantique de cet endroit. Bien évidemment on pouvait y voir ici la marque du passage régulier de marins mais aussi certainement de pirates. De nombreux bancs sur lesquels se bécotaient de jeunes et de plus vieux couples ornaient la place centrale de l’île laquelle, baignant dans l’éternelle lumière orangée du soleil couchant, se montrait bien plus paisible que la place du marché. Afin de vérifier le genre de population qui fréquentait les bars du coin Will’ décida d’aller dans celui qui lui sembla être le plus malfamé, ayant pourtant l’air plutôt coquet, pour continuer son analyse du terrain. A peine après avoir passé le pas de la porte, l’ambiance romantique et niaise qui suintait de l’île depuis le début venait de s’effondrer, lorsqu’une choppe de bière vint littéralement s’exploser sur le mur à environ un dizaine de centimètres du visage calme du nouvel arrivant, projetant des éclats de verres tout autour du point d‘impact. Passant une main dans ses cheveux pour faire en tomber les quelques petits morceaux coupants qui s’étaient accrochés à sa crinière noire, le leader du CP9 continua de marcher vers le comptoir sans faire attention à ce qu’il venait de se produire.

Le plancher mal entretenu grinçait sous chaque pas et donnait l’impression qu’il allait céder sous le poids, pourtant peu élevé du leader du CP9. Tout en s’installant au comptoir, ce dernier bien décidé à passer un peu de temps à observer cette clientèle peu accueillante interpella le barman. « Hep barman! Un verre de lait s’il vous plaît! ». Ce breuvage étant le seul que William s’autorisait à boire en plus de l’eau. « Désolé m’sieur mais ici on sert que d’l’alcool! Les boissons d’fillettes pour les gens cucu de l’île vous les trouverez pas ici... ». Et voilà, encore un abruti qui se prenait pour un homme en train de le charrier parce qu’il voulait qu’un verre de lait. Relevant la tête pour fixer le tenancier des ses pupilles rubis avec un air qui laissait penser qu’il était la dernière personne à emmerder, le leader du CP9 enchaîna. « Vous êtes sûr? Parce que j’peux vous assurer que j’suis pas d’humeur à m’faire emmerder par le premier casse couilles venu! ». Après avoir jeté un regard sur son nouveau client, le chef de l’établissement comprit ce qu’il aurait du voir plus tôt. «  Euh... T..t..très bien monsieur, je vous apporte ça de suite... ». Celui-ci s’empressa de se diriger vers l’arrière boutique pour chercher ce qui lui avait été demandé. Là dessus un poivrot complètement imbibé débarqua en posant son bras lourd sur les épaules de Will’ et se mit à lui parler bien trop près à son goût. Son haleine n’était pas loin de lui donner la nausée et ses postillons heurtant le visage de l’ancien capitaine commençaient à faire monter son envie de tuer. En plein milieu des inepties envoyées par la perte de temps personnifiée, comme quoi il aurait été un des plus grands pirates de ces dernière années, William l’attrapa par le col et le jeta contre un mur.

Si l’un des mots d’ordre de ce dernier reste la discrétion avant tout, certaines situations le forçaient de temps en temps à sortir de ses gonds. Celle-ci en faisait partie. Tandis que l’ivrogne s’écrasait au sol assommé par le mur qu’il venait de rencontrer, suivit par quelques décorations murales au goût douteux, le barman revint avec la boisson demandée, se demandant ce qu’il venait de se produire. Laissant quelques berrys sur le comptoir après s’être saisit de son breuvage, le leader du CP9 enquilla cul sec son lait, puis quitta les lieux avant qu’une bagarre générale n’éclate, chose inévitable dans ce genre d’endroit. La plage serait sa prochaine étape. Marchant dans le sable tiède et doux, Will’ se replongeait dans les souvenirs de sa jeunesse en tant que capitaine de la Marine, la nostalgie que dégageait l’ambiance de l’île s’emparant peu à peu de lui. Continuant à arpenter la côte bosselée par les petites dunes entouré de ses souvenirs, l’ancien capitaine observait les amoureux allongés sur le sable bercés par le romantisme du lieu ainsi qu’un petit attroupement au loin. Tranquillement Tavington s’approchait du rassemblement quand il vit une silhouette des plus maigre s’élever au milieu des autres pendant que des cris commençaient à retentir parmi la foule. Intrigué, notre homme pressa le pas pour voir de ses propres yeux ce qui était en train de se dérouler, poussé par sa nature curieuse. Alors que les badauds apeurés s’éloignaient le plus vite possible de la pauvre silhouette, celle-ci décida de partir à son tour vers les habitations bordant la plage.

Toujours animé par sa grande curiosité le leader du Cipher Pol décida de suivre cet étrange personnage. La mystérieuse silhouette entra par effraction dans une habitation avant d’en faire fuir les occupants qui allèrent se réfugier près d’une patrouille de la Marine qui passait non loin de là. Ceux-ci se dirigèrent ensuite vers la maison et se retrouva face à ce qui semblait être un squelette aux cheveux longs. William qui guettait la scène dissimulé parmi quelques passants regardait avec étonnement le corps décharné saisir une guitare pour se mettre à jouer un morceau de Rock devant les soldats médusés. Ces derniers n’ayant pas l’air d’être amusés plus que cela commencèrent à s’approcher du sac d’os avec la ferme intention de l’arrêter. Après avoir courut quelques dizaines de mètres, Will s’interposa entre les Marines et le musicien osseux. Montrant aux patrouilleurs les papiers de sa fausse identité qui le présentaient comme un colonel du 11ème contingent, l’ancien capitaine fit comprendre aux soldats qu’il allait lui même s’occuper du squelette guitariste. Alors que les Marines et les badauds inquiets s’éloignaient, le maître du CP9, intéressé par la rencontre avec un potentiel membre de ses propres forces ou encore un agent informateur, était bien décidé à en savoir plus sur ce personnage pour le moins curieux.


« Eh bien, on peut dire que tu sais comment attirer l’attention sur toi... ». Puis, lui tendant une main de chair et d’os, ajouta: « Je m’appelle John, enchanté.! ».

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DeathRock

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MessageSujet: Re: Comme un réglisse dans du Marshamallow. [libre]   Dim 26 Déc - 0:57

Le morceau venait de s'achever après quelques instants d'une sublime transe qui m'avait animée. Cependant, l'effet escompté n'était pas arrivé. Je voulais voir ce cher publique se lancer le plus rapidement possible, après avoir commencé de jouer, dans un pogo surréalliste comme on en voyait rarement... De voir mes fans incontrôlable effectuer des head-bangs à s'en exploser les neurones à chaque hochement de tête trop puissant... Malheureusement, rien de tout ça, juste des gueux qui restaient cois. Je me trouvais terriblement déçu face à ce stoïcisme exacerbant. C'est pourquoi je réfléchissait déjà à sauver la mise en cherchant n'importe afin de les convaincre de mon talent. C'était la première fois pour moi que j'avais un publique appartenant à une autre race que la mienne. Il devenait donc impératif pour ma personne de sortir sa guitare et de trouver un air plus approprié à leurs oreilles ignares. De cette façon je les conquierais, et j'irais crescendo dans l'apport d'un nouveau style musical plus proche du mien, et ainsi les transformer en Hard Rocker ! Let's Rock Baby !

Toutefois, je n'aurais probablement pas le temps de jouer un nouveau morceau au vue de l'énergumène qui s'approchait de moi. Il était apparue ici quelques instants plus tôt, je n'en avait que faire, pour moi il ne s'agissait que d'un fan, où du moins d'un potentiel fan, de plus. Mais c'était assez encourageant, il s'approchait de moi ! C'était peut être un producteur qui avait trouvé un moi le talent de l'année. Ou bien un fan de la première heure qui venait me demander un autographe, en sachant que je deviendrais forcément connu plus tard. Dans tous les cas, cela ne justifiait en rien le fait qu'il ait montré quelques documents aux marines ici présent... Merde, il était peut être bien gradé ce con. Bien que je m'en foute éperdument, je n'avais jamais commis de larcins, mis à part le fait que je fus la crise qui agita cette petite île quelques minutes plus tôt grâce à mon apparrence... Fallait bien bouger un peu le cul de ces olibrius portant une couleur qui me faisait gerber... bien que je ne puisse vomir. Cela dit, si ce gars était véritablement bien gradé, j'étais un peu dans le caca.

Enfin, ce n'était qu'une supposition. Soit il était tyrannique et essayerait de me virer par la violence. Soit c'était le contraire et il se montrerait diplomate avec moi. Ce qui changerait un peu des gueulards que je pu voir plus tôt dans la journée. Mais l'inquiétude vint s'éprendre de moi. Les marines lambdas et les autres badauds semblaient s'éloigner. Etait-ce là un ring qui allait être créé ? Allait-je devoir me battre avec cet énergumène ou... Hey ! Et si ce personnage aux cheveux noirs et aux yeux rouges était là pour faire un battle avec moi. Quand on avait des cheveux long comme les siens, on était un hard-rocker. Il s'agissait donc d'un compatriote qui apprécierait ma musique à sa juste valeur... Non, je prenais un peu mes rêves pour de la réalité. Ne perdant pas trop de temps, je me mis en garde. C'est à dire que je pris ma guitare bien à deux mains pour m'en servir de massue. J'avais actuellement la même posture qu'un batteur de base-ball.

Heureusement pour ma personne il n'y avait aucunes intentions belliqueuse dans l'attitude de ce personnage, ainsi je pris ma guitare d'une manière un peu plus raffinée. Comme si j'allais jouer un morceau à vrai-dire, mais la situation ne s'y apportait guère. Il fallait donc que je la range quelques instants. C'est pour cela que je la remis dans mon dos, là où elle se trouvait lorsque je me déplaçais. J'étais près à entendre ce personnage s'exprimer face à mon illustre personne. En espérant qu'il s'agissait d'un producteur qui me rendrait riche comme un mec très riche ! Nous étions désormais seul au milieu de ce décor burlesque parcemé de couleur flashy, d'une flore riche en extravagances esthétiques ainsi qu'une foule dissimulée dans leur maison, observant le déroulement de la scène étrange se déroulant sur leurs yeux. La rencontre entre un squelette et de ce qui semblait être un représentant de la marine. Ce dernier se mit donc à me parler, me répondre, pour être plus précis.


A ma grande déception, il n'était ni producteur, ni fan... Il ne s'était intéressé à ma musique comme j'aurais aimé qu'il s'y intéresse. Il s'en moquait éperdument. J'étais triste de voir ce comportement. Il avait dit quoi ? Trois pauvres mots pour dire que j'attirais l'attention sur moi. Mais qu'est-ce que je m'en foutais moi ? Il pensait sincèrement que j'étais venu sur cette île pour attirer l'attention ? Je m'étais perdu moi. Je n'étais qu'une âme égarée. Cependant, je réfléchis un instant après ces mots, et peut être qu'il était bien agent. Je n'étais pas si en peine que cela, il n'avait pas encore précisé sa profession. Je fis donc mine d'être intéressé en lui montrant mon plus beau sourire... Mais la vie n'est pas facile quand on est un squelette tel que moi. Un sourire était une chose suffisante pour faire fuir une population entière. C'était tellement plaisant quand on avait un élan sadique, tels que ceux que j'ai la plupart du temps... Passons, cet homme venait de faire une chose que l'on ne m'avait jamais faite ! Il venait de tendre sa main vers moi. Je la saisis donc, pour faire ce que j'avais vu plusieurs fois dans mon village natal, je venais de lui serrer la main.

C'était quelque chose d'étrange. Sa main en l'air s'était rapprochée si soudainement de moi que je ne m'en étais pas rendu compte immédiatement. Ce simple geste commun pour la plupart des personnes étaient pour moi une preuve d'une certaine reconnaissance. Outre le fait que je sois différent, notament grâce à mon style, il était rare que l'on vienne m'adresser la parole, et encore moins qu'on me serre la main. Le comportement des autres à mon égard se résumait plutôt à un changement de trottoir en ma présence, ou bien à un demi-tour en pleine rue, faisant mine d'avoir oublié quelque chose dans la maison d'en face. Les autres squelettes m'avaient rendu la vie dure. Mais je ne m'étais jamais plains de cela, dans la mesure où cela ne me dérangeait pas. Il y eut même une époque où j'eus de l'antipathie envers tout ce monde qui était contre moi. Toutefois, avec le recul je m'étais dit que cela n'était pas grave et qu'il fallait mieux les laisser vivre dans leur ignorance et leur étroitesse d'esprit. Je me moquais éperdument de ces personnes là, à tel point que je me fichais totalement qu'elles soient en vie ou non. Donc je vous laisse imaginer ce que je pouvais ressentir grâce à ce signe amical de cet homme.

Outre cela, il s'agissait aussi de la première fois pour moi que je touchais de la peau humaine. Et, bien que je ne posséde pas tous les sens, celui du touché ne m'est pas inconnu malgré ma condition de squelette. La sensation que j'eu en touchant les os de ce charmant jeune homme ne fut pas jubilatoire, mais je pu ainsi ressentir la chaleur du corps humain, ou plutôt la froideur des extrémités. Ce n'était pas désagréable, même si je ressentais quelques choses de plus profond chez cet être. Il n'avait pas l'air d'être ce qu'il était. C'est pour cette raison qu'il vallait mieux pour moi me méfier de ce personnage. Bien qu'il ne semblait pas avoir d'intention belliqueuse, il ne devait pas être prit à la légère. J'allais donc surveiller ce qu'il ferait afin de ne pas tomber dans un guet-apans et trouver une sortie de secours avant de me faire éclater la face. On ne savait jamais avec les inconnus. C'était maman Choulo qui m'avait dit un jour « Toujours se méfier des inconnus ». Aujourd'hui j'allais mettre son conseil en pratique.


Ce John, comme il s'appellait, d'après ses dires, semblait plus ou moins amical. Assez neutre en fin de compte. Sous peine de laisser un blanc dans la conversation et d'entendre les mouches péter, il était de mon devoir de répondre à cela. De plus, c'était logique dans la mesure où le premier à avoir parler ici, si nous oublions le cri des pleutres s'étant enfuis. Il fallait donc que je trouve rapidement quelque chose à dire, histoire d'ajouter de la matière dans cette rencontre. De ma voie guturale je pris donc le pas :


« Bonjour John. Je suis heureux de vous rencontrer... C'est la première fois pour moi quelqu'un m'adresse véritablement la parole sans prendre peur. Et pis, c'est aussi la première fois que l'on me sert la main. C'est beaucoup pour moi ! Je vous payerais bien un coup pour fêter l'occasion, mais je suis fauché... »

C'était tout ce que j'avais trouvé à dire pour le moment... Mais d'humeur bavarde, je savais que je pouvais faire mieux, et je me mis donc à raconter ma vie et mes origines...

« Donc, je suis DeathRock.. Bien sur, j'ai eu un autre nom à ma naissance, mais je préfère l'oublier. Je viens de l'île Nonos, une île avec si peu de visiteur, que vous êtes le premier humain que je vois de ma vie. J'ai hâte de voir les humaines. Je me suis échoué ici tout à l'heure, alors que j'ai décidé de fuir mon île après avoir écrasé le yorkshire de la vioque du village... Mais, ici, c'est où ? Je suis totalement perdu ! En plus j'ai la dalle, me faut un peu de viande, mais surtout du lait, j'en ai trouvé un peu dans le frigo là bas... si j'avais des sous je les aurais laissé chez ces gens, mais j'ai pas un rond ! »

Je pris une pause dans mes paroles... Je venais de me rendre compte que je m'enfonçais un peu... J'avouais avoir volé, d'avoir fui une civilisation sans payer pour le « crime », aussi bénin soit-il, que j'avais commis... Et d'être arrivé ici en ignorant tous les dangers sur lesquels je pouvais tomber. Cet homme allait certainement me prendre pour un idiot, mais du coup je n'étais pas à ça près... Donc je pouvais continuer.

« Mec ! Je suis un musicien ! T'es pas producteur par hasard ? Ca serait cool... Mais ça m'étonnerait. T'as donné des ordres aux couillons présents ici tout à l'heure. Ils ont même pas apprécié ma musique... Heureusement qu'ils m'ont pas emmerdés d'ailleurs, sinon je les aurais choppé et j'aurais arrangé leurs portraits ! »

J'en disais peut être un peu trop. Si ce que je pensais s'avérait vrai, cet officier n'allait pas être heureux de mes dires. Lui dire que j'avais envie de tabasser ses subordonnés... Fallait donc que je trouve autre chose à dire :

« N'empêche ! C'est putain de moche ici ! C'est rose partout, ça me saoule. Et sinon, tu fais quoi dans la vie John ? »

C'est sur ces mots que je m'arrêtais de parler.
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Comme un réglisse dans du Marshamallow. [libre]

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